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τhε Cοωbογ's τalε™

Once upon a time in the 21th century a road lonesome cowboy ecummed the roads of Europe, with for ultimate goal, discover the world and write: "the legend of Lucky Luke"...

» Ma Grande Aventure Americaine (Chapitre 2)

 

Yiiah compagnons !!!


        L'horizon s'ouvre et m'attire toujours plus, je suis dans l'Ouest et le sentiment qui m'anime en ce moment, c'est que rien ne pourra m'arrêter dans ma quête de liberté. La route disparaît sous les roues de la Ducati, je fais le plein d'images et de souvenirs des paysages que je traverse. La moto roule tandis que j'observe, les yeux remplis d'émerveillement, l'Amérique qui défile. Tout ce que j'ai à faire c'est tourner la poigné et profiter.

L'Aventure se poursuit à travers les pleines du nord du Texas et la première étape se trouve être l'étrange Cadillac Ranch sur les bords de l'I-40 où un riche rancher a décidé de planter 10 Cadillacs en plein milieu de son champ. Peut être pour s'en servir d'épouvantail, mais le site est devenu célèbre, les voitures se sont dégradées et les tagueurs et les touristes se sont appropriés le lieu laissant libre cours à leur art.

J'y suis allé de mon petit tag "Niko: US road trip May 09 Ducati Only".

La route est longue, souvent très longue, les portions de la 66 se font rare, il n'y a qu'à proximité des villes qu'on peut trouver d'anciennes stations-services, des petits diners au style rock n' roll, s'assoir au comptoir et se voir servir une grande tasse de café  avant même d'avoir commandé, le tout sous un son country local. J'adore.











Vous aurez peut être reconnu le Maggie's Diner du film Wild Hogs (Bande de sauvages) dans la petite ville de Madrid sur la route de Santa Fé au Nouveau-Mexique. Là où a lieu la baston finale du film contre les Del Fuegos. Cool

Les miles défilent et j'approche doucement de Flagstaff en Arizona qui symbolise pour moi la fin de l'I-40, des motels et des fast foods à profusion, et le début de la vie sauvage en pleine nature, des petites routes de montagne, des campings dans les parcs nationaux au coin du feu. La moto semble bien fatiguée après 6 jours de routes excessivement rectilignes, elle à besoin de repos et moi aussi, de retrouver des virages histoire de retailler un peu les pneus devenus carré.

Lors de ce dernier jour d'autoroute, je fais une halte dans le parc national de la forêt pétrifiée, le nom m'intrigue, je paye les 5$ d'entrée sur le site et c'est parti sur une route lentement sinueuse au milieu du Painted Desert. L'appareil photo surchauffe, la moto aussi, il y a tellement de points de vue, je ne fais jamais plus d'un mile avant de m'arrêter pour contempler se paysage alliant tous les tons de rouge, ce qui ne plaît pas trop à la moto. Je fais péter le casque pour pouvoir dégainer l'APN plus rapidement puis ça me permet de voir ce que ça fait de rouler à l'américaine. Cool



Les cheveux au vent je roule et je me régale. Je fais la dernière centaine de miles qui me sépare de Flagstaff sous une pluie battante et une fois arrivée, je me trouve un petit hostel bien sympa en plein centre-ville avec le train de la Santa Fé Railway qui la traverse. Ça fait du bruit, mais ça à un charme à l'ancienne.

                                                 

       La ville vie au rythme du Grand Canyon, étant juste au sud de celui-ci, tous les gens qu'on rencontre y vont ou en reviennent. Mon tour arrive aussi, j'y vais le lendemain ! Je savoure l'ambiance un peu western de cette ville, fais plein de rencontres et surtout m'équipe enfin en matériel de camping dont le réchaud qui m'a manqué tout au long de la première partie du voyage pour éviter un peu la mal-bouffe.
La nuit arrive, le train siffle toujours 3 fois quand il passe, et toujours aussi souvent, il perd brutalement un peu de son charme.

      Vient enfin le jour du départ pour le Grand Canyon, la route est superbe au travers de la forêt nationale de Coconino, il me faut arriver le plus tôt possible au Grand Canyon pour être sûr d'avoir une place au camping. 11h j'arrive sur place au niveau du point de vue principal, je ne veux pas m'y arrêter tout de suite,  mon regard à du mal à resté concentré sur la route, il dévie lentement sur ma droite, vers l'immencitude... AAAHHH trop tard je l'ai vue, je veux m'arrêter, mais il faut pas !!! Je me fais violence pour continuer ma route, je monte la tente en un temps record et je fonce le voir... une légère angoisse s'empare de moi comme si quelque chose d'important se préparait, j'avance vers ce qui est sans aucun doute un des plus beaux endroits sur Terre.

Je marche un peu le long du canyon, au milieu des centaines de touristes qui gâchent un peu le paysage, mais bon, je leur gâche surement le leur. En sortant un peu des sentiers balisés, on arrive très vite à trouver un coin où l'on se retrouve totalement seul face au vide. L'endroit est parfait pour une séance photo acrobatique. Langue

     C'est en regardant en bas que j'ai eu une révélation : Le Canyon est si grand, si magique, si attirant, que je ne peux pas me contenter de rester en haut et l'admirer des différents points de vues, il faut que je descende en bas, je veux pouvoir toucher le Colorado, me baigner dedans. Demain je partirai en expédition dans les profondeurs du Grand Canyon !

    La journée s'annonce radieuse, je récolte les informations nécessaires à la réalisation du "trail", achète 3 litres d'eau et de quoi manger et c'est parti ! Le seul problème se trouvait être dans le choix des chaussures de marche... santiag ou tong ? MDR! Se sera Santiag... Sans expression
La longue marche commence, le chemin aménagé est très abrupt, je me dis en moi même que la remonté sera difficile, mais excité par la beauté du paysage je marche d'un pas certain en compagnie de quelques autres aventuriers fort sympathiques. Le Colorado se trouve à la 5ème étape du trail, les rangers recommandent vivement de ne pas aller plus loin que la 3ème en un seul jour... mais j'en fais qu'à ma tête.

Arrivé au 3ème palier, je me sens frais comme un gardon, je mange un bout avant de repartir de plus belle. Pendant ma pause repas, un petit écureuil en quête de quelque chose à manger vient vers moi, jusqu'à monter sur mes genoux pour essayer de me choper mon sandwich. Surpris
La descente vers le Titof point qui représente la 4ème étape semble interminable, c'est presque à la verticale et lorsqu'on croise des randonneurs qui remontent, ils sont tout de suite beaucoup moins sympathique, rouge vif, la langue pendante à toucher le sol. Je suis beaucoup moins enthousiaste, la réalité me saute aux yeux... je vais souffrir. Je ne comprends pas pourquoi mes jambes n'ont pas pris la décision de renoncer tout de suite, il a fallu atteindre Titof point pour se rendre compte que le Colorado était encore loin, près de 5km de descente, pour faire demi-tour, très en colère contre moi même d'avoir était aussi têtu.

À peine les premiers pas de la remonté entamé que je pensais ne jamais y arriver, totalement démoralisé à la vue de la côte qu'il me fallait gravir, les pieds en feu, les jambes lourdes, j'avançais doucement, le soleil tapait fort, je me déshydratais très rapidement, tapant trop souvent dans mes réserves d'eau. Je pensais au titre du livre que j'avais vu à la boutique de souvenir "Death in Grand Canyon". Il y allait y en avoir un de plus... le nom des trails gravé sur des morceaux de bois en forme de croix rajoutait un côté lugubre à la situation dans laquelle je me trouvais.
    L'heure avançait, les rencontres se faisaient rare, arrivé à la dernière étape avant le sommet je n'avais plus une goûte d'eau, trop fier pour en demander, je continuais à avancer, le soleil se cachait enfin derrière un nuage, me donnant la force nécessaire pour en terminer avec ce calvaire. De retour au camping, je changeais mes bottes pour les tongs avec une ampoule à chaque orteil et les épaules brulées par le soleil. Je savourais la soirée auprès d'un feu de camp, pour me remettre de mes émotions, je suis vivant ! Bravo !

Le lendemain matin, après une froide nuit sous la tente, et à peine remis des 18km de marche de la veille, je reprenais la route direction la ville de Page au nord de l'Arizona sur les bords du lac Powell. La route suit une succession de canyons, serpente au milieu de forêts de sapins et gravit quelques collines avant de venir surplomber le lac pour offrir à mes yeux ébahis, un paysage d'une beauté indescriptible.

La journée va être chargée, il y a beaucoup de choses à faire à Page :


Le HorseShoe se révèle après une petite marche de seulement 2km, on se retrouve au sommet d'un canyon formant un fer à cheval presque parfait au fond duquel s'écoule lentement le Colorado. Sur un paysage désertique rouge ocre, le fleuve allie tous les tons de bleu et de vert. On reste là à admirer, dans une tranquillité absolue un chef-d'oeuvre de la nature. UNE MERVEILLE !!!!


    La journée se poursuit avec la visite d'Anthelop Canyon, après une petite balade en pick-up à travers le désert en compagnie d'un guide Navaro et d'un petit groupe de touriste, nous arrivons au pied d'une étroite faille dans laquelle nous nous engouffrons.
Le vent et la pluie ont sculpté sur les parois de la roche un décor tout droit sorti de "Voyage au centre de la Terre " de Jules Verne. La beauté de ce canyon réside dans le jeu d'ombre offert par les rayons du soleil et le sable qui tombe, poussé par le vent, en une pluie fine.
La visite dure 1 h 30, ce qui est suffisant pour pouvoir profiter du lieu tout en cherchant désespérément les meilleurs réglages pour que l'appareil photo donne le meilleur de lui même. Étant débutant je peux vous dire que j'ai bien galéré Marre


    Les jours s'enchaînent et ne se ressemblent jamais, chaque jour est une nouvelle aventure, une nouvelle découverte, de nouvelles rencontres. Je n'ai presque pas le temps de me reposer, il y a beaucoup de choses à voir en peu de temps, j'essaie de ne pas bâcler les visites, mais j'ai souvent des choix à faire. Je ne me baignerai pas dans le Lac Powell par manque de temps et parce que je trouve irritant le fait de faire payer l'accès au lac, d'autant qu'il s'agit d'un lac artificiel, retenu par le gigantesque barrage de Glen Canyon.

                                                        

      Lorsque j'ai planifié ce voyage aux USA, j'avais une image qui me motivait plus que les autres, un lieu qui à mes yeux représente l'Amérique. S'il m'avait été demandé de n'en voir qu'un seul, c'est Monument Valley que j'aurais choisi. Hasard ou destin c'est à l'apparition des premières buttes, peu après Kayenta que l'iPod décide de jouer la musique du Film le Bon, la Brute et le Truand. Je me retrouve plongé au milieu d'un western, chevauchant au milieu du désert de l'Utah un Twin aussi sauvage que les territoires.


      Le désert à perte de vue, et, planté au milieu de cette vaste étendue de sable se dressent majestueusement East Mitten Butte, West Mitten Butte et Merrick Butte. J'en ai rêvé de cette photo... 
Je suis au paradis, j'en ai presque les larmes aux yeux tellement c'est beau.
Une piste de 4x4 est accessible aux visiteurs pour se rapprocher des buttes avec leurs propres véhicules, j'en ai déjà demandé beaucoup à la Ducati, je ne me sens pas de lui faire endurer du cross. Je descends donc à pied pour prendre quelques clichés à la Clint Eastwood ou autres John Wayne Cool.

Il aurait était quand même dommage de ne pas s'aventurer plus profondément dans les terres, mais il me reste encore quelques traces de mon expédition du Grand Cayon, je décide donc de faire du stop pour qu'un touriste m'emmène avec lui sur la piste. Le pouce est timide, quelques voitures passent sans que je n'ose lever le doigt aux deux phalanges, puis je me lance, la première passe sans faire attention, la seconde s'arrête, un pick-up avec à son bord deux jeunes Indiennes qui habitent dans la réserve située au coeur de Monument Valley. Elles m'invitent à monter et me voilà parti pour une visite guidée de plus de 2 h en compagnie de mes deux nouvelles amies. Elles m'ont conduit dans des endroits où les touristes ne vont pas, sachant que le tour d'une demi-heure en 4x4 coûte un peu plus de 80$, ça vaut le coup de faire du pouce.

La nuit tombe sur Monument Valley, mes amies natives américaines me ramènent jusqu'à ma moto. Je les remercie chaleureusement avant de retourner au camping pour profiter de cette soirée au coeur des grands espaces et savourer pleinement cette aventure.



Je vie mon rêve, il n'y a ce moment-là rien d'autre que la route, ma moto et moi. Le Pacifique est encore loin, et j'aime à me dire qu'il me reste beaucoup de route à faire avant de me réveiller. 

                                   I'm a Road Lonesome Cowboy !!! 
Publié samedi 10 octobre 2009 21:52 par Niko

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A Propos de Niko

Écumeur des routes, avaleur de bitume, j'aime rouler et je ne m'en prive pas. Plus de 67 000 km avec ma Vara 125, je viens de passer à l'étape supérieure en m'offrant un 750 Monster. Mon but à moyen terme : le tour du monde en bécane.
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